En 1980, Le 5e Chef de village EKOLLO EKOLLO Augustin a doté le village de statuts coutumiers et d’un règlement intérieur approuvé le 27 janvier 1980. Ces statuts ont permis une meilleure gestion des affaires du village. Mais les questions suivantes sont restées sans réponse :
En 2022, la chefferie de Bekoko a engagé la communauté toute entière, sur la base d’un projet de charte communautaire, dans une réflexion sur le retour aux fondements traditionnels et ancestraux de la dévolution du pouvoir en chefferie traditionnelle, à l’actualisation et la modernisation de la gestion traditionnelle du village, à la prise en compte de l’évolution démographique du village avec l’inclusion indispensable des communautés allogènes et des opérateurs économiques dans le développement du village. Le projet a été posté dans le forum du village pendant des mois, remis aux chefs de famille pour étude et commentaires au sein des familles avec retour par écrit, et débattu en assemblée générale. Une Charte constituante dont ci-joint copie légalisée a été adoptée par le Conseil des Chefs de famille et de Notables le 22 mars 2023.
A) Préservation des valeurs traditionnelles et culturelles : La langue, les coutumes, les traditions et la culture pongo ne sauraient survivre à long terme sans une volonté communautaire et une organisation appropriée et à la fois conservatrice et ouverte vers l’avenir.
B) Restauration de la chefferie traditionnelle sur la base de principes ancestraux de dévolution de pouvoirs traditionnels et sa consolidation par la mise en place de structures de gestion qui confèrent à la chefferie un contenu et une consistance qui inspirent le respect et la dignité.
La précarité et la fragilité de la chefferie traditionnelle du fait de sa dépendance aux moyens et capacités (résidence, revenus) de celui qui la dirige, et accessoirement de certains revenus aléatoires (fonciers notamment), ce qui contribue à l’érosion de la respectabilité de la chefferie traditionnelle.
Le déficit d’éducation et de culture traditionnelle, de critères d’éligibilité à la chefferie, d’impréparation à la gestion communautaire et la confusion créée par certains membres de famille peu ou proche du foyer régnant, préparés ou non à la chose traditionnelle et dont l’activisme dans la conquête du règne traditionnel contribue à dévaloriser les coutumes et traditions de notre pays et à embarrasser l’autorité administrative.
C) Solidarité : le bien-être de tous les Bwamakalas et de tous les citoyens vivant à Bekoko est au cœur des défis du développement économique, social et culturel du village.
D) Viabilité et pérennité : les capacités financières et matérielles sont incontournables, pour garantir à long terme, la dignité de la communauté sur la base de ses traditions et de sa culture. L’interdépendance est une réalité des temps modernes, mais la dépendance totale pour la survie d’une communauté n’est pas compatible avec la dignité.
E) Modèle de gestion du patrimoine foncier communautaire qui prend en compte les besoins en lotissement résidentiel moderne pour les natifs du village, l’affectation de terres aux membres de la communauté pour l’investissement.
F) Modèle d’inclusion de tous les résidents dans le village pour concourir à la satisfaction des besoins essentiels à la modernisation du cadre résidentiel (eau & énergie, entretien routier, sécurité, assainissement et gestion des ordures, développement durabe).
Conformément aux traditions bantoues et pongos, la Charte constituante du village « Charte Bwamakala » de Bekoko précise spécifiquement que : la succession à la chefferie est de père en fils sur testament du Chef de village, le testament devant permettre au chef de choisir parmi ses enfants celui qui a les meilleures aptitudes à assurer la continuité de la gestion communautaire suivant les coutumes et traditions ancestrales.
La mise en œuvre de cette Charte permettra, entre autres, d’éviter les dérives observées lors des successions en chefferie traditionnelle à Bekoko.
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