Les populations autochtones de Bomono Ba Mbengue sont des pongos qui descendent de la grande famille tribale bantu qui vient du sud du Nil en Egypte. Bwamakala est une famille de Bomono ba Mbengue qui a migré en 1901 pour s’établir à Bekoko.
Epongo Mbedi est l’Ancêtre des Pongos. Il est né de Mbedi Mbongo Mbe qui a migré du bas Congo (Matadi) en 1578 vers l’embouchure du Wouri. Il est le troisième d’une fratrie qui comprend : Ewalle Mbedi (Douala), Bojongo Mbedi (Bojongo), Epongo Mbedi (Pongo), Kolle mbedi (Bakweri), Ngasse Mbedi (Elongasse), Songo Mbedi (Pongo Songo), Edima Mbedi (Ewodi), Ewondo Mbedi (Ewondo), Ntanga Mbedi (Batanga), Mulimba Mbedi (Balimba).
La tribu Pongo’a Mbedi est composée de deux communautés appelées Bomono et Dibombari:
La Matriarche MAKALE EBANDA de Bomono ba Mbengue 1 est la génitrice de quatre enfants à savoir MWANDE BENGA, MUSON MWANDE, EBANGUE MWANDE, et BO MWANDE. BWAMAKALA est le diminutif en langue pongo de Bona MAKALE (les gens de MAKALE). MWANDE BENGA, premier fils de la matriarche MAKALE EBANDA était le chef de famille de ses quatre enfants. BO MWANDE n’a pas migré à Bekoko est démeuré au village de Bomono ba Mbengue. Les familles MWANDE BENGA, MUSON MWANDE, EBANGUE MWANDE suivis par une partie des membres de la Famille BOSEI sont partis de Bomono ba Mbengue pour créer le nouveau village de Bekoko en 1901. La population autochtone de Békoko appelée WAMAKALA comprend définitivement quatre grandes familles à savoir :
Ces quatre familles occupent l’Est du village de Bomono ba Mbengue, au niveau de l’Ecole publique actuelle vers la frontière avec le village de Yapaki. Le Chef du clan Bwamakala était MWANDE BENGA, le premier fils de la matriarche MAKALE EBANDA.
C’est autour des années 1850 que les membres de la famille BWAMAKALA expriment des mécontentements au sujet de la conduite des affaires du village par le Chef MUDINGO MPOH. Le Chef du village avait pris l’habitude d’envoyer les colons allemands prendre de jeunes hommes robustes chez les Bwamakalas pour les travaux quasi forcés de construction de routes et chemins de fer. Ces derniers partaient et certains ne revenaient pas. L’histoire raconte que l’interdiction de construire des toitures de maisons en tôles par le Chef constituait également un motif de discorde entre ce dernier et certaines familles dont les Bwamakalas. Vexé par ces pratiques jugées discriminatoires et inacceptables, le Chef de famille Mwande Benga refuse de désigner des jeunes pour les travaux forcés, ce qui lui vaut une séance de bastonnade en représailles par les Allemands. Les Bwamakalas se révoltent et décident de ne plus se soumettre au Chef de Bomono ba Mbengue.
Leur Patriarche MWANDE BENGA traverse la rivière Ekollo pour s’installer au lieu-dit Bekoko pour marquer son refus de soumission au Chef de village. La famille Bwamakala saisit le roi Ndoumbe Lobe du litige avec la chefferie et lui exprime sa décision de sécession et de création d’un nouveau village. Le roi répondra que cela est légitime mais ce n’est possible qu’à deux conditions à savoir a) traverser une rivière à partir du village de Bomono ba Mbengue qui doit constituer la frontière naturelle avec le village originel, et b) présenter un chef du nouveau village qui dispose de moyens financiers et suffisamment éduqué de manière à converser sans traduction avec les allemands.
Le personnage qui a le profil défini par le roi NDOUMBE LOBE (converser en allemand avec les colons) pour diriger un nouveau village des Bwamakalas était Ekollo Mwande, deuxième fils de MWANDE BENGA, par ailleurs premier notable de Bomono ba Mbengue. EKOLLO MWANDE est un personnage influent comme l’atteste la signature de certains traités avec l’autorité coloniale allemande aux côtés du Chef de village de Bomono ba Mbengue. Il est reconnu qu’EKOLLO MWANDE était accueillant et ouvert à la religion et à l’éducation. C’est ainsi qu’il offre du terrain à l’église évangélique qui installe une chapelle et une école à Bomono ba Mbengue devenue plus tard l’Ecole publique. Les démêlées persistantes entre les Bwamakalas et la chefferie d’une part et l’efficacité de ses affaires amènent EKOLLO MWANDE à quitter Bomono ba Mbengue pour s’installer au bord du fleuve Moungo considéré à l’époque un territoire de sa famille maternelle de Mongo, devenant ainsi le Chef du quartier de Moulanga au sein du village Mongo.
Ramené de force occulte à Bomono ba Mbengue, EKOLLO MWANDE tente une réconciliation mais il cède face à l’intransigeance des Bwamakalas. C’est contre son gré et contraint par les Chefs de familles Bwamakalas à abandonner ses activités agricoles de son domaine de Moulanga et son commerce fluvial avec Douala et l’ex-Cameroun anglophone que le patriarche EKOLLO MWANDE devient le premier chef de village de Bekoko en 1903. Il engendre, avec 3 épouses, neuf enfants dont deux garçons décédés et un survivant EKOLLO EKOLLO Augustin né en 1923 deux mois après le décès de son père. Le patriarche EKOLLO EKOLLO Augustin devient en 1980, le 5ème Chef du village par vote public ouvert à toute la population autochtone de Bekoko, suite aux revendications du pouvoir traditionnel par le foyer EYEI MWANDE de la Famille Bona Ngolle. Entre le décès du premier chef en 1923 et l’intronisation de son fils EKOLLO EKOLLO Augustin en 1980, la chefferie est passée entre les mains de 4 régents et 3 chefs dont un chef du foyer EKOLLO MWANDE (premier Chef), un du Foyer NGOLLE MWANDE et un du Foyer EKOLLO MWANDE (branche MAKO) avant de revenir en 1980 au foyer originel. S.M. NGUIME EKOLLO Frédéric en poste succède à son père en 1985 et règne jusqu’à ce jour.
Voir ici l'ensemble des projets que nous souhaitons développer, l'impact économique visé et les opportunités d'affaires qui vous sont offertes.
Nous Résidents de Bekoko, sommes prêts tous chacun selon ses capacités, à contribuer à rendre notre environnement résidentiel moderne, sécurisé, propre et digne. L’association est apolitique. Elle collabore avec la chefferie traditionnelle du village et toute personne physique ou morale de bonne volonté.
Copyright © 2026 Tous droits réservés. Réalisé par Cristal Communication